Catégorie : Ils ont dit

Ils ont dit

IMG_6195M. et Mme Kologho (parents de Kologho Appolinaire, un des martyrs du coup d’Etat du CND)

Le père : « J’ai la famille ici, mais moi je suis au village. C’est là-bas qu’ils m’ont informé de venir parce que mon enfant est décédé. Arrivé, ils m’ont tout expliqué.  On ne peut pas dire autrement, mes condoléances à nous tous. Nous attendons qu’après l’enterrement, les responsables soient jugés. Nous n’avons pas eu d’enfant, nous n’avons eu qu’un seul garçon. J’ai la famille mais ma femme et moi n’avons eu qu’un seul  enfant. »

La mère : «C’est mon unique fils que je viens de perdre, qu’ils m’ont arraché. Je prie pour le repos de son âme. Nous attendons de voir ce que les autorités feront pour la question de la justice.»

Valère Somé

Valère Somé, auteur de l'ouvrage « Les nuits froides de décembre, l’exil ou… la mort »
Valère Somé, auteur de l’ouvrage « Les nuits froides de décembre, l’exil ou… la mort »

« Je n’ai aucun ressentiment vis-à-vis de mes tortionnaires. L’homme qui porte la haine en lui se détruit. C’est pour dire aux jeunes de savoir se surpasser et que la haine ne construit pas une famille, elle ne construit pas un pays ».

Michel Kafando à son investiture

img_1309-673b5<< Notre pays ne saurait être une république bananière. A partir de la douloureuse expérience que nous venons de vivre avec le fameux article 37, voué aux gémonies, nous avons les yeux ouverts. La jeunesse burkinabè a les yeux ouverts. Les femmes burkinabè ont les yeux ouverts et plus rien ne sera comme avant s’agissant du respect scrupuleux de l’ordonnancement juridico-politique de notre pays.>>