Auteur : ELEBIE

Incivisme en circulation : Quand les boys aussi s’y mettent

 

A l’heure où l’actualité nationales est dominée par la question de l’incivisme sous toutes ses formes, voici une scène qu’il m’a été donné de constater. Temoin d’un cas d’incivisme par ceux-là mêmes qui dans les normes, devraient donner l’exemple.

 

Nous sommes au feu de l’intersection de la voie qui mène au cimetière de Goughin, au niveau de la station Petrofa de Cissin. Alors qu’automobilistes et motocyclistes sont tenus de s’arrêter parce que des deux côtés le feu signale « rouge », je fais déjà deux constats. Le premier : 5 «boys» (appellation donnée aux FDS par l’ex président de la Transition Kafando) sur des motos ordinaires se trouvaient à ma gauche sur la chaussée réservée uniquement aux automobilistes, chose interdite. De par leur tenue et apparence physique, je constate que ce sont de jeunes gendarmes qui étaient donc en infraction.

Le 2e constat fait au même moment, de l’autre côté et dans le sens inverse, des policiers étaient postés et procédaient à l’interpellation de tout fautif des règles en circulation, venant de la voie de l’échangeur de Goughin.

Un coup d’oeil derrière moi, et je constate déjà que mes voisins d’un feu tricolore suivaient aussi la scène. Alors que le feu des automobilistes est passé au vert, j’entends un monsieur un peu âgé faire part à un jeune qui l’avait remorqué, de sa certitude que les « hommes de tenue » qui étaient en infraction ne seront pas inquiétés. Effectivement, ils ont continué leur chemin sur la grande voie. Au moment où notre feu autorisait à continuer, que constate-t-on? Un jeune homme qui venant de l’échangeur de Goughin qui a eu l’imprudence d’emprunter la voie non cyclable était en train d’être arrêté. Et là j’entends des gens qui  disaient qu’et pourtant, d’autres ont fait pareil et n’ont pas été inquiétés.

Les questions légitimes qu’on pourrait se poser. Les policiers ont-ils feind de ne pas voir leur jeunes collégues de la gendarmerie? En fonction du corps de professionnel, a-ton la liberté de circuler comme on veut?

Comme dit toujours, le poisson pourrit par la tête. Que ceux chargés de montrer la voie donnent l’exemple pour ne pas donner de raison, d’alibi, à ceux qui les suivent.

Etienne Traoré : « Pour la première fois je suis habité par des doutes à propos de la rupture avec le système Blaise Compaoré ! »

Un post qui retient les attentions sur Facebook ce dimanche matin, celui du Professeur Etienne Traoré, allié politique du MPP avec son parti Burkina Yirwa.  Revenant sur la campagne électorale qui a précédé les élections municipales du 22 mai 2016, l’enseignant de philosophie morale et politique se dit extrêmement déçu. Pourquoi? Lisez plutôt! Lire la suite

Municipales 2016 : A Dori, le fils sur les traces du père

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© photo : BB Sawadogo

Le député Aziz Diallo, fils de feu Arba Diallo (qui fut député-maire de la ville) en passe d’être le maire de #Dori avec son parti le PDS/METBA.

Les résultats provisoires proclamés par la CENI donnent le parti en tête avec un score confortable :

PDS/METBA : 104 sièges

MPP : 51 sièges

UPC : 12 sièges

CDP : 5 sièges

Elections au Burkina : Contenu du Pacte de bonne conduite signé par tous les acteurs

12196336_1076610532384064_2369558286137329469_nLe vendredi 21 août 2015, acteurs de la vie politique, de la société civile, des médias et agences de communication ont pris l’engagement d’œuvrer dans ces périodes sensibles, pour la sauvegarde de la paix, de la concorde sociale et de l’unité nationale par l’acceptation des diversités d’options, d’opinions politiques et le rejet de la violences sous toutes ses formes. Pour matérialiser cet engagement de préserver l’intérêt supérieur du Burkina durant la période électorale, les différents acteurs ont signé un Pacte de bonne conduite. A l’approche des campagnes pour les élections présidentielle et législatives, il est de bon ton que tous se rappellent ou se souviennent dudit pacte. Lire la suite

Alcools frelatés à Ouagadougou : Le commerce de la mort !

alcoolLe phénomène de la commercialisation des alcools dits frelatés a pris des proportions inquiétantes dans la capitale burkinabè depuis ces dernières années. Les unités de production de ces boissons aux origines et à la qualité douteuses foisonnent dans les quartiers, dans une insouciance déconcertante. Elles déversent des quantités inimaginables de redoutables liquides, tuant à petit feu, dans les circuits de la consommation, au grand péril de la santé publique. La situation est si préoccupante qu’il devient de plus en plus impossible de distinguer le vrai du faux. Lire la suite

Ollo Kambou, adjudant-chef à la retraite : « Ceux qui ont tué Sessouma Guillaume sont là, c’est moi il a suivi dans les tortures»

Diffusée pour la première fois le 20 décembre 2014 sur Ouaga fm, l’interview avait été exceptionnellement rediffusée à la grande demande des auditeurs de la radio. L’entretien du journaliste Ismael Ouédraogo avec cet ex détenu qui a décidé de briser le silence a marqué plus d’un. Ollo Kambou adjudant-chef à la retraite réhabilité en 1992 est un ancien militaire qui a fait le tour de l’armée burkinabè. Pendant une heure d’échanges, des révélations sont faites, des noms sont cités. Aucun sujet n’est tabou dans ce témoignage poignant.

Je vous propose la substance de cette interview qui a reçu en juillet dernier, le Prix Galian de la catégorie « Interview Radio » et le Prix Spécial Radio du CNT. Lire la suite

Ils ont dit

IMG_6195M. et Mme Kologho (parents de Kologho Appolinaire, un des martyrs du coup d’Etat du CND)

Le père : « J’ai la famille ici, mais moi je suis au village. C’est là-bas qu’ils m’ont informé de venir parce que mon enfant est décédé. Arrivé, ils m’ont tout expliqué.  On ne peut pas dire autrement, mes condoléances à nous tous. Nous attendons qu’après l’enterrement, les responsables soient jugés. Nous n’avons pas eu d’enfant, nous n’avons eu qu’un seul garçon. J’ai la famille mais ma femme et moi n’avons eu qu’un seul  enfant. »

La mère : «C’est mon unique fils que je viens de perdre, qu’ils m’ont arraché. Je prie pour le repos de son âme. Nous attendons de voir ce que les autorités feront pour la question de la justice.»