Mois : octobre 2015

Alcools frelatés à Ouagadougou : Le commerce de la mort !

alcoolLe phénomène de la commercialisation des alcools dits frelatés a pris des proportions inquiétantes dans la capitale burkinabè depuis ces dernières années. Les unités de production de ces boissons aux origines et à la qualité douteuses foisonnent dans les quartiers, dans une insouciance déconcertante. Elles déversent des quantités inimaginables de redoutables liquides, tuant à petit feu, dans les circuits de la consommation, au grand péril de la santé publique. La situation est si préoccupante qu’il devient de plus en plus impossible de distinguer le vrai du faux. Lire la suite

Ollo Kambou, adjudant-chef à la retraite : « Ceux qui ont tué Sessouma Guillaume sont là, c’est moi il a suivi dans les tortures»

Diffusée pour la première fois le 20 décembre 2014 sur Ouaga fm, l’interview avait été exceptionnellement rediffusée à la grande demande des auditeurs de la radio. L’entretien du journaliste Ismael Ouédraogo avec cet ex détenu qui a décidé de briser le silence a marqué plus d’un. Ollo Kambou adjudant-chef à la retraite réhabilité en 1992 est un ancien militaire qui a fait le tour de l’armée burkinabè. Pendant une heure d’échanges, des révélations sont faites, des noms sont cités. Aucun sujet n’est tabou dans ce témoignage poignant.

Je vous propose la substance de cette interview qui a reçu en juillet dernier, le Prix Galian de la catégorie « Interview Radio » et le Prix Spécial Radio du CNT. Lire la suite

Ils ont dit

IMG_6195M. et Mme Kologho (parents de Kologho Appolinaire, un des martyrs du coup d’Etat du CND)

Le père : « J’ai la famille ici, mais moi je suis au village. C’est là-bas qu’ils m’ont informé de venir parce que mon enfant est décédé. Arrivé, ils m’ont tout expliqué.  On ne peut pas dire autrement, mes condoléances à nous tous. Nous attendons qu’après l’enterrement, les responsables soient jugés. Nous n’avons pas eu d’enfant, nous n’avons eu qu’un seul garçon. J’ai la famille mais ma femme et moi n’avons eu qu’un seul  enfant. »

La mère : «C’est mon unique fils que je viens de perdre, qu’ils m’ont arraché. Je prie pour le repos de son âme. Nous attendons de voir ce que les autorités feront pour la question de la justice.»